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Allons-nous tous mourir de chaud d'ici 2100 ?

Alors que l'Inde subit des températures extrêmes depuis deux mois, l'université d'Hawaï estime que 74 % de la population humaine pourrait être confrontée à des vagues de chaleur mortelles d'ici 2100 si les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter au même rythme.
L'Inde et le Pakistan ont récemment été confrontés à des températures avoisinant les 50 °C pendant plusieurs jours.
Si l'impact réel sur la mortalité n'a pas encore été communiqué, les services de santé indiens ont déjà estimé que le nombre de personnes tuées par la chaleur en Inde depuis 1967 s'élève à au moins 40.000.
Le corps humain ne peut pas fonctionner normalement avec une température interne supérieure à environ 37 °C, or les vagues de chaleur, surtout lorsqu'elles sont associées à de l'humidité, peuvent faire grimper la température corporelle largement au-dessus.
48 à 74 % de la population sous un risque de chaleur mortelle d'ici 2100
En jaune, orange et rouge, les zones les plus exposées à un risque de chaleur mortelle d'ici 2100. @ Université d'Hawaï
Les zones au climat tropical seront les plus à risques, car la chaleur humide y est présente toute l'année, contrairement aux zones situées plus au nord où ces conditions météo ne sont présentes que l'été.
New York et Londres verront également leurs jours de fortes chaleurs exploser
Si les vagues de chaleur sont évidemment bien plus mortelles dans les pays qui ne bénéficient pas assez de l'accès à l'air conditionné, elles tuent également dans les grandes agglomérations modernes.
New York est l'une des grandes villes du monde où on enregistre déjà un nombre important de décès liés à la chaleur. @ Pixabay
Les populations les plus isolées sont celles qui disposent le moins de climatisation (qui contribue de plus aux émissions de gaz à effet de serre), et d'un accès aux soins.
En ville, comme à la campagne, la chaleur fait des ravages
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