Il n’y a pas que la taille qui compte
Bêtes de science
Planète
"« Bêtes de science », c'est comme un recueil d'histoires. De belles histoires qui racontent le vivant dans toute sa fraîcheur. Mais aussi dans toute sa complexité. Une parenthèse pour s'émerveiller des trésors du monde. Pour ce nouvel épisode, prenons une direction un peu particulière. Et examinons les mammifères par le filtre de la taille de leur cerveau. Quelques surprises nous attendent peut-être."
Ceux qui ont déjà un peu creusé la question le savent.
En matière d'intelligence, il n'y a pas que la taille qui compte.
Regardez les humains, par exemple.
Leur cerveau est environ sept fois plus gros que les scientifiques l'imaginent pour un animal de même taille.
L'ennui, c'est que cette croyance repose sur une hypothèse qui n'avait jamais encore été vérifiée par des scientifiques.
Parce qu'on imagine assez bien que les mammifères relativement grands évoluent dans des environnements où la sélection naturelle favorise une plus grande intelligence.
Plus que la taille, c’est la structure du cerveau qui compte
Parce que ça y est, des chercheurs se sont attelés à la question.
Puis, ils ont construit un arbre évolutif pour ces espèces.
Des trajectoires évolutives très différentes apparaissent clairement.
En parallèle, ils ont aussi développé un grand cerveau.
En revanche, les otaries de Californie présentent un cerveau étonnamment petit compte tenu de leur taille et de leur intelligence.
Les chercheurs notent ainsi que la plupart du temps, ce ne sont pas les cerveaux qui grossissent sous l'effet de l'évolution.
À l'origine de ces évolutions de taille, il y aurait ainsi notamment des événements cataclysmiques.