L'analyse de matières fécales révèle l'impact des changements climatiques sur les Mayas

Sciences
"Lorsque l'étude des civilisations anciennes est évoquée, « habitations », « cultures » et « objets » sont les termes qui viennent le plus souvent à l'esprit. Une technique moins médiatisée consiste pourtant à analyser les fèces issues des populations humaines et celle-ci a permis de retracer les impacts des changements climatiques sur les Mayas."
Des chercheurs du département des Sciences de la Terre et de l'Univers de l'Université de McGill, au Canada, ont voulu analyser les changements démographiques de la population Maya de la ville d'Itzan, au Guatemala actuel.
Pourtant, au niveau de l'ancienne ville d'Itzan, le doctorant Benjamin Keenan explique que l'environnement de la forêt tropicale n'est pas propice à la conservation des bâtiments et autres restes d'activités humaines.
Afin de pallier ce manque d'indices traditionnels, les auteurs de l'étude publiée dans Quaternary Science Reviews ont décidé d'analyser les stanols, des molécules organiques présentes dans les fèces humaines.
L'utilisation des stanols comme indicateurs de la démographie des populations a également permis aux auteurs de mettre en évidence qu'un climat très humide avait également conduit à une diminution de la population maya entre 400 et 210 avant J.-C., un fait qui avait jusqu'alors reçu très peu d'attention.
Les auteurs de l'étude pensent que les Mayas ont probablement su s'adapter aux aléas environnementaux qui entraînaient par exemple une dégradation des sols et une perte de nutriments.
S'adapter aux changements climatiques
Selon le Docteur Peter Douglas, l'un des auteurs de l'étude, il est important aujourd'hui de savoir que des civilisations précédentes ont été affectées par les changements climatiques et de comprendre comment elles ont réussi à les gérer sans ou avec succès.
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