Les super-Terres résisteraient mieux qu'on ne le pensait aux rayonnements cosmiquesLes super-Terres résisteraient mieux qu'on ne le pensait aux rayonnements cosmiques

Les super-Terres résisteraient mieux qu'on ne le pensait aux rayonnements cosmiques

Sciences
En étudiant le comportement du fer dans les conditions de pression et de température extrêmes qui règnent dans les noyaux d'exoplanètes de type super-Terre, une équipe de chercheurs américains a mis en évidence que leurs champs magnétiques, servant de bouclier face aux rayonnements cosmiques, seraient bien plus communs et durables qu'on ne le pensait.
C'est à l'aide d'un des lasers les plus puissants de la planète que les chercheurs du laboratoire national Lawrence Livermore aux États-Unis en sont venus à cette conclusion.
En plaçant un échantillon de fer dans des conditions de pression extrêmement élevées - 1.000 gigapascals (GPa), soit trois fois la pression qui règne dans le noyau interne terrestre -, puis en l'exposant au rayonnement du laser pour le chauffer, ils ont pu déterminer le point de fusion du fer.
La température à laquelle le fer fond sous de telles conditions de pression est un paramètre clé pour définir la taille et la nature des noyaux internes liquides des planètes de type terrestre.
Du fer liquide pour générer un bouclier face aux rayonnements cosmiques
L'existence d'un noyau liquide est un argument important pour déterminer la présence d'un champ magnétique autour d'une planète : sur Terre, le champ magnétique est généré grâce aux mouvements de convection dans le noyau liquide externe, entourant le noyau interne solide.
Ce champ magnétique nous protège entre autres des rayonnements cosmiques, hautement nocifs pour les organismes vivants ; la présence d'une magnétosphère est ainsi considérée comme nécessaire pour l'habitabilité d'une planète.
Image composite montrant une image Soho (Solar & Heliospheric Observatory) du Soleil, et une vue d'artiste de la magnétosphère terrestre. © ESA, Nasa - Soho
D'après leur étude, les chercheurs ont montré qu'un noyau métallique liquide durerait plus longtemps dans le cas d'une planète quatre à six fois plus massive que la Terre, suggérant que les exoplanètes de type super-Terre seraient susceptibles d'être dotées d'une protection magnétique plus durable que celle de notre Planète, les protégeant plus efficacement des rayonnements cosmiques.D'après leur étude, les chercheurs ont montré qu'un noyau métallique liquide durerait plus longtemps dans le cas d'une planète quatre à six fois plus massive que la Terre, suggérant que les exoplanètes de type super-Terre seraient susceptibles d'être dotées d'une protection magnétique plus durable que celle de notre Planète, les protégeant plus efficacement des rayonnements cosmiques.
D'après leur étude, les chercheurs ont montré qu'un noyau métallique liquide durerait plus longtemps dans le cas d'une planète quatre à six fois plus massive que la Terre, suggérant que les exoplanètes de type super-Terre seraient susceptibles d'être dotées d'une protection magnétique plus durable que celle de notre Planète, les protégeant plus efficacement des rayonnements cosmiques.